Zoom sur le secteur du Cacao en Côte d’Ivoire !

Entre la Côte d’Ivoire et le cacao, c’est une grande histoire d’amour économique qui se joue depuis 1932. Si à ses débuts sa cultivation n’était pas si glorieuse, ne dépassant pas la barre des 50 000 tonnes, aujourd’hui, elle fait du pays le roi de l' »or brun ».

Une page d’histoire

Avant l’indépendance de la Côte D’Ivoire, en 1960, les chiffres peu convaincantes et les dégâts du « swollen shoot », une maladie du cacaoyer, ne favorisaient pas réellement le business de cette fève sur le continent africain. En instaurant un institut de recherche spécialisé, la création d’un nouveau réseau routier, et mettant l’emphase plus sur le secteur primaire que secondaire, l’industrie du cacao se développe de manière fulgurante entre les années 60 et 70, atteignant sans grande difficulté la barre des 300 000 tonnes en termes de production.

Un marché mondial

En tant que premier producteur de cacao dans le monde, devant le Ghana, la cultivation de cette plante est très stratégique pour la Côte D’Ivoire. À l’heure actuelle le pays génère environ 40% de la production mondiale du cacao qui contribue au tiers des exportations totales du pays. À eux deux, le Ghana et la Côte D’ivoire, représentent près de 70% de la production mondiale, ce qui est bien pour le continent africain comme le marché du cacao est très fructueuse.

Les États-Unis et l’Allemagne demeurent les plus gros consommateurs dans le monde. Rien qu’en 2010 les deux représentaient environ 20% de la consommation mondiale du cacao. Mais encore, 6 multinationales représentent près de 85% du marché : Hershey, Mars, Philip Morris, Nestlé, Cadbury, Ferrero.  

L’apport économique

L’essor économique qu’occasionne le cacao pour la Côte d’Ivoire est sans précédent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 10 % du PIB ivoirien, ainsi que des revenus directs et indirects pour près de 5 millions de personnes, sur les 23 millions d’Ivoiriens.

Considéré comme la mamelle nourricière de l’économie ivoirienne, ce sous-secteur aide à tirer vers l’avant le pays en créant par la même occasion de l’emploi pour les Ivoiriens. La fève représenterait donc, deux emplois sur trois, 15% de la richesse produite et la moitié des recettes d’exportation.

Pays africain à forte croissance, la Côte d’Ivoire est aujourd’hui considérée comme un pays réformateur avec du potentiel. Certains la voient même devenir la première puissance économique du continent.

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